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Accompagnement parental : entrez dans mon cabinet de consultation !

 

Dans cette rubrique « Accompagnement parental : Entrez dans mon cabinet de consultation ! », je vous raconte des histoires de parents, d’enfants, de familles, qui se posent, comme vous peut-être, des questions sur le langage, le plurilinguisme, la scolarité ou l’expatriation.

Chacune de ces histoires me donne l’occasion de vous présenter mon point de vue rapide sur un questionnement fréquent et de vous montrer comment j’ai pu aider ces familles à s’apaiser et à retrouver la lumière dans le brouillard !

Aucun nom ou prénom de mes patients n’y figure et j’ai parfois mixé plusieurs expériences en une seule histoire, afin de respecter l’anonymat total des familles qui font appel à moi et dont je vous parle ici.

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Cas 1 : Quand le TDAH s’invite dans le bilinguisme

 

🌍 Je reçois un couple de deux parents francophones, qui vivent en France et ont placé leurs enfants dans une école bilingue français-anglais. Ils sont eux-mêmes bilingues et considèrent le bilinguisme comme une opportunité pour la future vie étudiante et professionnelle de leurs enfants. Pour leurs aînés, ce choix ne pose aucun problème.

Mais leur « petite dernière », en grande section de maternelle, vient d’être diagnostiquée TDA-H (Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité) et la maîtresse les met en garde : un CP dans une classe bilingue risque d’être difficile pour leur fille, à cause de ses difficultés d’attention et de concentration.

 

Quand je reçois ces parents dans mon cabinet, ils évoquent les fortes tensions que cette nouvelle provoque entre eux :

📌 Le Papa tient à ce que sa fille reste dans l’école bilingue. Il ne voit pas en quoi les difficultés d’attention et de concentration gêneront l’acquisition d’une deuxième langue, d’autant plus que leur enfant est hyper tonique et stimulée.

📌 La Maman, elle, voudrait limiter les difficultés supplémentaires pour sa fille et la faire basculer dans un système d’enseignement classique monolingue.

 

Ils se déchirent autour de cette question et n’y voient plus du tout clair…

 

⭐ Qu’avons-nous fait ensemble ?

👉 D’abord je leur ai offert un espace de parole.

Le Papa a pu exprimer son point de vue, ses craintes et rappeler les valeurs fondamentales autour du bilinguisme et de l’éducation de leurs enfants, auxquelles ils étaient attachés depuis toujours. Il a pu dire sa frustration de devoir renoncer à offrir à tous ses enfants les mêmes opportunités.

La Maman, elle, a pu confier la grande solitude dans laquelle elle se sentait face à cette prise de décision, comme si la décision lui revenait à elle toute seule, d’autant plus que son mari était très occupé par son travail.

Les deux m’ont confirmé par la suite, combien cette étape les avait apaisés et leur avait permis d’entamer une réflexion sereine.

 

👉 Dans un deuxième temps, je les ai amenés à réaliser qu’il n’y a pas de bon ou mauvais système scolaire. Le TDAH d’un enfant existe en dehors de la question du langage et n’a pas de lien avec le monolinguisme ou le bilinguisme. Il demande dans la plupart des cas une prise en charge, peu importe la langue dans laquelle l’enfant s’exprime et apprend.

 

👉 Enfin, nous avons élaboré ensemble les options qui s’offraient à eux, en acceptant de faire en quelque sorte le deuil de l’ « éducation parfaite » qu’ils voulaient tant offrir à tous leurs enfants. Ils ont « déplacé leur curseur » en réalisant que, même dans une école française, leur fille aurait des cours d’anglais… Peut-être pas au niveau bilingue certes, mais il serait toujours temps plus tard, de changer de système s’ils l’estimaient pertinent.

Après deux séances d’accompagnement parental, ces parents ont finalement décidé d’inscrire leur fille dans le système scolaire français classique pour le CP et CE1, pour qu’elle puisse consolider son apprentissage de la lecture et de l’écriture. Tout en gardant l’option ouverte de, plus tard, la basculer à nouveau dans un système bilingue si ça leur semblait toujours pertinent, puisque c’était leur choix de cœur au départ.

 

💚 Mais je dirais que peu importe, en réalité, l’option qu’ils ont choisie : ils ont d’abord et avant tout réussi à poser des mots sur leurs maux et à prendre une décision ensemble et sereinement, sans se déchirer.

 

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Cas 2 : En quelle langue s’adresser à son enfant quand on parle trois langues à la maison ?

 

🌍 Un couple vient me voir en toute fin de grossesse. L’arrivée de leur premier enfant les laisse dans une grande perplexité : ils ne savent pas dans quelle.s langue.s ils vont lui parler !

📌 Le Papa est bilingue hongrois-anglais.

📌 La Maman est bilingue français-anglais.

Leur langue commune est l’anglais, c’est la langue qu’ils utilisent entre eux au quotidien. Ils souhaitent que leur enfant soit lui-même plurilingue.

 

Mais quelles langues choisir, sachant que les recommandations veulent que chaque parent parle sa propre langue, pour faciliter l’apprentissage de l’enfant ?

 

⭐ Qu’avons-nous fait ensemble ?

👉 Pendant notre séance d’accompagnement parental, je les ai surtout beaucoup écoutés tous les deux :

Le Papa s’orientait plutôt naturellement vers l’anglais parce que c’est une langue plus courante que le hongrois, et que l’enfant n’allait pas être amené à fréquenter beaucoup la famille hongroise.

Mais la Maman, malgré son bilinguisme, se sentait finalement, elle aussi, plus à l’aise en anglais (par son éducation et sa vie professionnelle) et se retrouvait prise entre deux feux.

Elle ne voyait plus que le négatif :

❌ Choisir le français : elle trouvait que son français n’était pas assez bon, elle ne connaissait pas les comptines ni les termes scolaires. Bref elle se sentait très insécure à l’idée de transmettre un français qui ne serait pas « celui de Molière » et craignait d’avoir des difficultés à communiquer avec son enfant “dans un BON français”.

❌ Choisir l’anglais : cela voulait dire faire une croix sur la transmission d’une deuxième langue à leur enfant. Avec d’autant plus de regrets qu’elle avait une grande famille francophone et qu’elle trouvait dommage que son enfant ne parle pas la langue de ses petits cousins et certains grands-parents.

Cette Maman s’est sentie soulagée de pouvoir exprimer ses doutes. Le Papa lui, a réalisé que, pour accomplir leur rêve de bilinguisme à tous les deux, son épouse allait en quelque sorte fournir un effort linguistique avec son enfant. Ces parents sont sortis de nos discussions apaisés.

 

👉 Et cinq ans plus tard, j’ai reçu de très bonnes nouvelles de leur part :

Leur petit garçon va très bien : son Papa lui parle en anglais. Sa Maman lui parle en français la plupart du temps, mais aussi parfois en anglais. Il va dans une école bilingue français-anglais. Quand il est chez ses grands-parents francophones, il parle français. Il s’accommode très bien de tout ça et ne rencontre aucune difficulté dans l’apprentissage de ces deux langues.

 

Pourquoi ? 💚 Mon diagnostic, et c’est ce que je voudrais vous transmettre en vous racontant cette histoire, c’est qu’il y a beaucoup d’amour qui circule dans cette famille. Et que, quand les parents parlent avec leur cœur, peu importe la langue, les choses sont claires pour l’enfant. Quand les choix sont réfléchis et un tant soit peu organisés, cela ne crée pas de confusion chez lui. La vie est faite de règles… mais aussi d’exceptions : ces familles aimantes et bienveillantes, en général, quand elles veulent bien faire, elles font bien !

Et c’est la même chose pour vous, parents qui me lisez : apprenez à vous faire confiance. Quand les choses sont faites avec amour, elles se passent très souvent bien !

 

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Cas 3 : Revenir vivre en France après 15 ans d’expatriation

 

🌍 Une famille rentre vivre en France après 15 ans d’expatriation dans plusieurs pays d’Asie. Hong-Kong, Bangkok, Séoul : la famille a régulièrement déménagé pour suivre les affectations professionnelles du Papa. La Maman a une activité professionnelle nomade. Un de leurs enfants est né en France, les deux autres en Asie.

Le couple vient me consulter parce que ce retour en France provoque une certaine panique pour la scolarité des enfants :

Les écoles françaises sont-elles au même niveau que celles où ils avaient inscrit leurs enfants jusqu’à présent ? Vont-ils s’adapter au système scolaire français ? Faut-il chercher une école internationale dans leur ville ? Comment maintenir leur niveau d’anglais tout en s’adaptant aux possibilités sur place ?

 

⭐ Qu’avons-nous mis en place pour les aider à y voir plus clair ?

👉 Tout d’abord, je leur ai expliqué le concept d’ « impatriation ».

Quand on a quitté son pays d’origine depuis si longtemps, le retour est à considérer comme une nouvelle expatriation.

Nous, expatriés, avons quitté ce pays, nous avons bougé, nous avons changé, nous avons accumulé d’autres expériences de vie, mais la France elle, a changé sous certains aspects sûrement, mais pas complètement. J’ai l’habitude de dire que le système ne nous attend pas (peu importe qu’il s’agisse de la France ou d’un autre pays dans lequel on s’impatrie), et le système scolaire non plus.

Dans la plupart des cas, le retour se passe très bien. Mais il y aura certainement quelques divergences à ajuster. Si votre enfant a appris à écrire en script à l’étranger, il faudra par exemple convenir avec la maîtresse d’une période de transition pour lui laisser le temps d’apprendre à lire et à écrire en cursive.

Aborder le retour en France comme une nouvelle expatriation permet ainsi qu’il n’y ait pas de déception si les choses prennent un peu de temps à se mettre en place à l’arrivée.

Ces parents se sont rendu compte que oui, ils allaient certainement éprouver une sorte de décalage en rentrant en France et ne voulaient pas que leurs enfants en souffrent.

 

👉 Pour concrétiser ce retour et canaliser leurs réflexions, nous avons dressé ensemble une check-list, une sorte de rétro-planning de choses à faire et des informations à prendre auprès des écoles potentielles dans leur ville pour anticiper leur installation.

 

💚 Aborder avec moi les sujets qui les tracassaient leur a permis de lâcher prise sur leurs inquiétudes et de se rassurer sur le fait que ces 15 années d’expatriation n’étaient pas des années « perdues ». Certes, ils rentraient en France, mais leurs enfants conserveraient leurs souvenirs d’enfance, leurs facilités à apprendre de nouvelles langues, une ouverture sur le monde en somme.

Même si oui, le retour en France allait leur demander de s’adapter une nouvelle fois.

 

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Cas 4 : Se préparer à une première expatriation

 

🌍 Je reçois un couple qui se prépare à sa première expatriation en famille en Afrique, avec quelques appréhensions.

Plusieurs postes à l’étranger ont déjà été proposés à ce monsieur mais pour diverses raisons successives, le départ ne s’est jamais concrétisé. Il a de nouveau une proposition en cours, mais reste sur ses gardes. Le couple craint une nouvelle annulation de contrat mais doit quand même se projeter dans le concret : ils déménagent dans 6 mois.

Les conditions matérielles et financières proposées à Monsieur sont intéressantes. La famille se réjouit de cette proposition, même s’ils savent que ce sera une expatriation un peu « cage dorée » : une belle maison, une piscine, du soleil, mais sûrement peu de liberté de mouvement dans la ville et peu d’interactions profondes avec les locaux. Leurs familles respectives sont un peu frileuses et ne les soutiennent pas franchement.

 

⭐ Qu’avons-nous fait ensemble ?

Là encore, vous le voyez, pendant les séances d’accompagnement parental, on est souvent loin des questions de rééducation orthophonique pures ! Et c’est ce qui me plaît dans mon travail et la façon dont j’exerce mon métier : cette diversité dans les problématiques qui sont les vôtres.

👉 Avec ce couple, nous sommes d’abord revenus sur l’expatriation de façon générale. Oui, les départs prévus sont parfois annulés ou reportés. C’est une situation très inconfortable pour les familles mais malheureusement assez fréquente dans nos carrières internationales. J’ai l’habitude de dire que nos vies d’expats ne tiennent souvent qu’à un coup de fil : on ne sait jamais trop si et quand on va partir, ni quand on va bouger/rentrer/rester. Et c’est bien souvent un seul appel qui va déterminer notre avenir ! C’est le jeu, acceptons-le ! 😉 (On pourrait résumer cela… : Les expats heureux… ce sont ceux qui arrivent à vivre confortablement avec la notion d’inconfort ! Ça vous parle ?)

 

👉 Ce couple se demande par ailleurs:

  • comment informer leurs enfants au mieux en fonction de leur âge, 
  • comment les impliquer dans ce déménagement sans les responsabiliser à outrance, 
  • comment laisser de la place à une éventuelle nostalgie ou inquiétude de leur part de quitter leurs copains, leur école, leur maison, leur famille ?

Ensemble, nous avons exploré toutes ces questions et fait un travail que j’appelle de « conscientisation » de toutes les étapes qui les attendaient dans cette première expatriation, d’un point de vue familial, scolaire, langagier, etc.

 

💚 Encore une fois, ma mission n’est pas de répondre à votre place ni de vous dire ce qu’il faut faire ou pas, mais bien de vous aider à :

📌 déposer votre lot d’interrogations,

📌 les identifier clairement une par une,

📌 voir celles qui sont importantes et celles qui ne sont qu’un détail,

📌 puis dresser avec vous un plan d’actions concrètes à mettre en place pour régler ces différents points : une check-list de personnes ou structures à contacter, de démarches à entreprendre, dans quel ordre, etc.

 

Chaque famille est unique et chaque expatriation apporte son lot de questions. Si vous vous sentez dans le brouillard, soyez rassurés : tous les expats vivent la même chose. Et demander le soutien d’une professionnelle pour sortir des doutes et des inquiétudes est tout à fait rationnel et justifié !

 

PS ✨ Si vous souhaitez à votre tour que je vous accompagne dans votre réflexion, c’est juste ici : https://www.domidelaporte.com/contact/  

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